11 novembre 2011 : la paix commerciale

C'est une très bonne nouvelle que l'avis rendu par la Commission Nationale d'Aménagement Commercial. Il vient  de casser l'avis favorable qu'avait rendu la CDAC en faveur du projet de construction d'un village de marques à Douains.

 

C'est la victoire de l'émotion commerciale à taille humaine contre un mode de distribution extincteur de centre-ville et centre-bourgs.

 

C'est la victoire de ces commerçants venus d'Evreux, de l'Eure et des départements voisins qui se sont mobilisés dès le début.

 

Ils se sont battus tout simplement car ils sont les premiers ardents défenseurs d'un type de commerces de proximité qui aurait été en grande partie détruit par l'installation d'un village de marques.

 

C'est d'abord la victoire d'une conception d'un mode de distribution face à une autre conception de distribution. L'une et l'autre ne sont pas complémentaires comme on a bien voulu nous le faire entendre. L'une et l'autre s'oppose et ne peuvent pas vivre l'une à coté de l'autre.

 

Je félicite donc tous les commerçants regroupés dans le collectif "D3V" qui se sont battus pour leurs commerces, leurs emplois et leurs salariés. C'est une belle journée en découvrant cette information ce jour du 11 novembre 2011 dans la presse car j'espère qu'elle signifie une nouvelle paix commerciale.

 

J'ai une pensé toute particulière pour mon Député Jean-pierre NICOLAS qui, comme d'autres élus locaux, s'est battu contre ce village de marques. Pourtant, au delà des considérations géographiques de l'implantation commerciale, c'est le combat d'idée d'un certain aménagement de nos territoires face à un mode de distribution commerciale qui aurait dévasté nos villes et nos villages.

 

Il convient désormais de prendre connaissance des motivations de la CNAC et d'observer si celle ci a rendu un avis particulier au regard du projet et de la situation régionale, ou si son avis peut être porteur d'une forme de jurisprudence contre ce type de commerce.

 

Enfin, la prudence reste de mise devant la possibilité de porter un recours devant le Conseil d'Etat.