342 logements à Navarre

Après avoir montré une gestion calamiteuse du dossier des usines de Navarre, j'évoquais récemment qu'il fallait pourtant bien transformer un formidable fiasco en grande victoire.

L'argument est tombé pour illustrer cette nouvelle posture. La ville prétend avoir "arraché de haute lutte" une dédensification massive du projet immobilier. Elle aurait réussi "l'exploit" de faire redescendre le projet immobilier de 700 logements à 300 seulement.

 

J'étais présent comme un grand nombre d'Ebroïciens lorsque Jean-Louis DEBRE et Jean-Pierre NICOLAS ont présenté le projet à la population. Chacun peut se souvenir que le projet tel qu'il avait été arrêté, après discussion entre la ville et la SADN, prévoyait 342 logements.

 

160 logements collectifs résidentiels, 105 maisons de ville et 77 lots à bâtir pour des pavillons.

 

J'ajoute que la maison des associations était déjà programmée compte tenu de l'accord qui avait été convenu entre la ville et la SADN, le propriétaire des usines.

 

J'invite celles et ceux à prendre connaissance du dossier de présentation du 2 mai 2005 que je joint par ailleurs.

 

La ville n'a donc rien obtenu car elle n'a visiblement jamais vraiment cherché à négocier, écartelée qu'elle était entre une partie de sa majorité qui voulait racheté l'ensemble du site et un coût financier lourd à porter.

 

Il convient de rappeler que cette municipalité à voulu racheter la "cité Lafayette", le site de l'hôpital St-Louis (tout le monde est d'accord sur notre coeur de ville). 

Entre le site de Minesota Rubber, le site d'Aspocomp-Ferroxdure et Navarre, il était important de trouver un juste équilibre de l'intervention publique. La puissance financière de notre ville ne permettait pas, et permet encore moins aujourd'hui, de se porter acquéreur de toutes ces friches.

 

Un vrai dialogue privé-public a permis de déboucher sur des solutions intelligentes sur la friche de Minesota et d'Aspocomp. La municipalité a été incapable de trouver une issue équilibrée à Navarre.