A Evreux, le social a mal !

Le Conseil Général fait la promotion de sa politique de formation auprès des aidants. Ces professionnels qui contribuent au maintien à domicile pour les personnes en difficultés (isolement, handicap, vieillesse et toutes dépendances).

 

C'est un travail difficile tant physiquement que psychologiquement.  Que le département soit aux cotés des personnels est une bonne chose. D'ailleurs, il n' y a pas encore de véritable qualification diplômante pour cette profession.

 

Pour autant, délaisser les associations d'aide à domicile en les qualifiant d'entreprises est infondé et terriblement méprisant.

 

Condamner le train de vie de ces associations, c'est inacceptable. Que le Conseil Général commence par revoir le sien. Il suffirait de supprimer les nombreux colloques qui ne servent à rien pour trouver de nouveaux financements.

 

Je cherche encore la notion de bouclier social. Ce n'est qu'un slogan politicien et qui ne correspond pas à la réalité. 

 

Les associations d'aide à domicile sont au bord du gouffre comme d'ailleurs le CCAS de la ville d'Evreux. La faute à un sous financement du Conseil Général par la subvention horaire et la suppression de la prise en charge de personnels.

 

Les responsabilités sont faciles à identifier. Le Conseil Général dont 2 vice-présidents sont Maire et Adjoint aux finances ont été incapable de peser pour obtenir les financements si essentiels à la survie d'un service qui doit plus que jamais en période de crise être au plus près des Ebroïciens.

 

Enfin, l'adjointe chargé du CCAS, qui se lance dans l'échéance électorale du Conseil Général est totalement absente sur ce dossier. Son engagement à "Europe Ecologie" devrait lui permettre de se battre plus librement pour défendre le CCAS et ses financements. C'est un silence assourdissant voir complice d'une mort annoncée d'un service à domicile.

 

En septembre 2010 (cf document joint), une note du Conseil d'Administration indiquait  que "la question du devenir du service est posée avec une particulière acuité en raison de la tarification adoptée en 2010, en sérieux décalage avec les propositions validées par le CA du CCAS et générant un déficit de l'exercice que le CCAS ne pourra plus compenser."

 

Un déficit en 2009 de 718.000 € et un déficit attendu de près de 750.000 € en 2010.

 

Toujours dans cette même note, le CA du CCAS s'interroge : "Vis-à-vis du Conseil Général, le CCAS aurait-il intérêt ou irait-il jusqu'à engager une procédure contentieuse auprès du tribunal de la tarification."

 

Quand on observe que ce sont les mêmes élus qui gèrent Evreux et le Département, de tel propos frisent le burlesque.

 

Malheureusement, la situation est sérieuse et périlleuse. 

 

Décidemment, sur Evreux, le social a mal !