
Dans le cadre de la fête de la science, une conférence a été organisée à la médiathèque rendant compte des découvertes archéologiques réalisées sur le site de l'ancien hôpital.
C'était une très bonne chose que d'exposer publiquement ces fragments de notre patrimoine Ebroïcien.
Le public a pu découvrir qu'après les thermes du IIème siécle sous la maternité, il existait des vestiges de thermes du Ier siécle à proximité. Des traces de construction d'habitation et des décors (peintures) ont également été trouvés.
Bien audelà de ces découvertes qui ne manqueront pas de renforcer notre histoire locale voir de la compléter, j'ai surtout relever un propos qui a éveillé mon attention.
La mission archéologique du département qui est intervenue sur le site, et qui a réalisé un gros travail, s'est émue que le site d'Evreux avait un caractère unique.
Unique dans le sens ou pour un site comme celui-ci (taille et centre-ville), c'est la 1ère fois en France qu'il n'existe pas de projet d'aménagement.
Cette spécificité a permis, et je le conçois, à la mission de travailler dans de très bonnes conditions.
Pour autant, à contrario, je l'ai compris comme un élément significatif de la négligence et du désintérêt que la municipalité porte à ce site. Sans génie depuis le début de ce mandat, elle a entamé une discussion avec les Ebroïciens qui semble déjà se refermer avant d'avoir commencée.
Les travaux de réflexion sur l'avenir de l'ilôt saint-Louis ne doivent pas être retardés sous prétexte que le Ministère de la culture souhaiterait poursuivre ses investigations au regard du premier diagnostic.
J'ai tout de même le sentiment que tout cela tombe à pic pour reporter une "patate chaude". N'arrivant même pas à se sortir de la rénovation du théâtre, comment douter de l'issue du site Saint-Louis.
Encore une occasion manquée...