finances 2010, la situation se tend encore...

Le Conseil Municipal d'Evreux du 27 juin a présenté le Compte Administratif 2010. L'examen de celui-ci permet d'avoir une vue d'ensemble sur la réalité de l'éxécution budgétaire entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010.

 

La situation financière de notre ville devient de plus en plus difficile. Les chiffres ne sont pas sujets à interprétation où à un angle de lecture. Les finances publiques et les indicateurs permettent de fixer une image sincère et réelle des finances d'Evreux.

 

L'autofinancement net de la ville est passé de 5,88 millions d'€ en 2006 à 0,76 millions d'€ en 2010. Cet autofinancement ou encore appelé épargne permet d'investir. Plus l'épargne est forte, moins la ville a besoin de recourir à l'emprunt.

 

C'est la dégradation d'un indicateur majeur qui prouve que la maîtrise des dépenses n'est pas faite.

 

Emprunter de manière forte dans un marché financier qui propose une hausse des taux d'intérêts est particulièrement dangereux. Les frais financiers s'alourdissent et la ville peine de plus en plus à rembourser sa dette.

 

La dette de la ville est passée de 100,6 millions d'€ en 2000 à 71 millions en 2008. Elle est remontée à 73 millions en 2009 pour atteindre en 2010 76,4 millions d'€.

 

On ne peut croire au hasard sur une si longue période. La date de 2008 correspond malheureusement à une rupture dans la maîtrise de la dette.

 

Il s'agit surtout d'observer que la dette remonte alors que l'ensemble des grands projets annoncés ne sont pas encore financés. C'est dire...

 

Malgré un recours à l'emprunt important, la municipalité investit de moins en moins. Entre 2009 et 2010, la dette d'Evreux augmente de 3,4 millions d'€ et les investissements baissent sur la même période de 16,3 millions d'€ à 14,2 millions d'€.

 

L'étau se resserre. Pourtant la municipalité dispose du Conseil Régional et du Conseil Général. On pourrait supposer que ces 2 collectivités "amies" sont plus généreuses avec Evreux. Il n'en est rien. Les subventions d'investissements sont passées de 6,1 millions d'€ en 2007 à 1,8 millions d'€ en 2010.

 

C'est une ville qui part à la dérive. La réalité est dure. Pourtant derrière ces chiffres, c'est une perspective de projets revus à la baisse ou des choix arbitraires fait sur tout ce qui avait été promis.

 

Bref, la ville ne fait que ralentir et hypothèque son avenir. 

 

2014 semble encore loin.