Friche de Navarre : on avance...

Le Conseil Municipal a pu prendre connaissance du contrat passé entre la SADN et la ville d'Evreux.  Le projet lui-même n'a pas évolué par rapport à la réunion publique du 17 décembre 2010.  8 mois se sont écoulés pour une poignée de feux tricolores cofinancés. 

 

Au delà de cette anecdote, c'est un épisode qui n'aurait pas dû avoir lieu puisque le Maire dispose des pleins pouvoirs pour signer un permis de construire. Il lui fallait faire passer une situation à nouveau compromise pour une grande et large victoire de la municipalité.

 

Bien sûr, le plus important reste le fond par rapport à la forme. 

 

J'ai déjà rappelé que nous sommes passés d'un projet de 342 logements dont 77 pavillons sur 25 hectares à 299 logements sur 2,3 hectares.

 

Que faire de l'ensemble du site qui revient à la ville tant en surface qu'en bâtiments ?

 

J'invite la municipalité à croire qu'une densité supplémentaire sur le site serait néfaste à un bon équilibre de l'environnement. D'autant plus qu'une nouvelle population et l'ensemble du quartier sont en droit de retrouver des espaces dédiés au public.

 

Tout cela aura un coût important puisque vouloir porter le foncier et la dépollution demandera des  financements. Il convient d'ajouter le projet paysager pour tous.

 

Reste également les bâtiments que sont le bâtiment des barres, le moulin, le temple protestant et le bâtiment des "abeilles" qui comme cela a toujours été le cas reviennent dans le giron de la ville. 

 

J'invite le tissu associatif du quartier à s'emparer de son destin et de se positionner pour savoir si oui ou non, il se projette dans une maison des associations qui pourrait être le bâtiment des "abeilles".

 

La configuration du bâtiment jumelé à ses extrémités par des immeubles me font douter d'une cohabitation sereine. Cela reviendrait à reproposer à l'Amicale de Navarre la même configuration qu'elle a sur la place du Pouget. 

 

La destination du bâtiment des "abeilles" doit avoir comme réflexion majeure l'intégration de son usage avec les habitants.

 

Depuis 2008, la ville avait largement le temps de travailler un projet mais rien n'a été fait, et on a un sentiment permanent d'improvisation et de partir de zéro.

 

Comme la municipalité n'a pas de projet, elle va se tourner vers les habitants, faire de la concertation pour faire de la communication et faire croire que l'avis des Ebroïciens l'interesse.  

 

Il n'y a pas de fond, pas de projets, pas d'ambitions. On préfère négocier un cofinancement de feux tricolores. Nous avons dans le cas présent une version en grandeur nature de la qualité de notre municipalité. On retrouve un peu partout sur les dossiers de la ville et de notre agglo le même fonctionnement. 

 

On appelle l'agglo le "grand Evreux" mais on regarde petit et on réfléchit petit.