l'humanisme envahit Evreux et l'Eure

 

Une journée extraordinaire en compagnie de femmes qui se sont battues avec la force de celles qui sont déjà condamnées.

 

La colère de centaines d'aides à domicile s'entendait dans les rues d'Evreux. Elle a atteint son apogée à l'entrée des locaux du Conseil Général.

 

Le Conseil Général qui à travers son président et son 1er vice-président en charge des finances nous expliquent depuis de long mois qu'il est un bouclier social s'est transformé en passoire sociale.

 

C'est le combat de la survie de ces centaines de persdonnes dévouées à leurs personnes isolées et dépendantes. C'est un grondement de tonnerre de la part de personnels qui sont l'expression de la discrétion et du service au quotidien.

 

C'est une rage légitime qui est venu clamer sous les fenêtres du président du Conseil Général son désarroi et son indignation.

 

L'ADMR et l'ADEF qui représentent 40 % des aides à domicile dans l'Eure ne peut plus assurer ses prestations à cause d'une tarification sous-évaluée par rapport aux prix de revient horaire d'une intervention.

 

Un Conseil Général qui depuis maintenant 2 ans méprise ces associations, leurs dirigeants et leurs personnels. A travers elles, c'est un mépris lancé également aux personnes dépendantes.

 

Les associations ont alerté depuis très longtemps la majorité départementale sur l'issue connue d'un service qui facure à perte. La mort.

 

A chaque demande de rendez-vous, de tables rondes, de formulations de propositions pour sortir de cette situation financière inéluctable, c'est par un silence froid que le Conseil Général répondait.

 

C'est donc au pied du mur, alors que leur contrat et leurs visites à domiciles allaient disparaître dans une indifférence effroyable, que la révolte a sonné.

 

Bien sûr, devant le danger électoral que représentait un tel rassemblement, le Conseil général a fait des annonces pour tenter de faire descendre la colère et la mobilisation.

 

Ces annonces n'ont fait qu'accroître les ressentiments et la vigilence reste entière car les promesses ne réussissent plus à calmer les esprits. Seuls les actes dans la durée pourront rendre espoir.

 

Il reste beaucoup à faire et l'ADMR et l'ADEF pensent déjà aux CCAS qui représentent près de la moitié des interventions à domicile et dont le Conseil Général s'est déchargé de sa compétence sans les financements. Je pense notamment à celui d'Evreux qui est dans une situation similaire.

 

Décidemment, hier, un vent d'humanisme et de solidarité a soufflé dans notre département.