la colère au menu

Les familles se sont déplacées en nombre au conseil municipal du 10 octobre 2011.

 

En leur compagnie, je n'avais pas le sentiment d'être parmi les membres d'un club payant l'ISF. Bien au contraire, c'étaient des familles dont souvent, les 2 parents travaillent, ne bénéficient d'aucune aide et paient "plein pot" pour avoir le tort d'avoir un emploi.

 

C'était une mobilisation que je pouvais pressentir dès la rentrée et qui s'est faite entendre bien plus fort que j'aurais pu le supposer car ces familles n'ont pas l'habitude de se manifester de la sorte.

 

Je peux maintenant conclure que l'addition de l'impôt communautaire et l'augmentation des tarifs scolaires et péri-scolaire abusive a été le déclencheur d'un mécontentement légitime des familles.

 

Il suffisait d'entendre hier soir les commentaires de ces familles blessées et en colère lorsque la municipalité les a interdit d'entrer dans la salle du conseil municipal.

 

C'était certainement vouloir donner un symbole de la démocratie participative...

 

Outrageant ! C'est au bout de 30 minutes que la municipalité a accepté de laisser entrer 4 représentants des parents d'élèves.

 

Pire, après un passage en force de la délibération applicant les nouveaux tarifs, une élue de la municipalité s'est rendue dans une salle avec des parents d'élèves pour expliquer que tout cela n'était pas définitif et que la discussion était ouverte.

 

Cette réunion surréaliste se tenait alors que le conseil municipal se poursuivait.

 

Il est curieurx d'expliquer que la porte à la discussion reste ouverte après l'avoir il y a quelques instants claqué sur les doigts des familles en votant les tarifs.

 

Quand on veut discuter, on reporte une délibération . Tout cela sentait une approximation évidente, un trouble évident, une panique évidente, une méthode abracadabrantesque.

 

Nous suivrons donc la nouvelle évolution de ce dossier.

 

Cette municipalité est depuis déjà trop longtemps à bout de souffle.

 

"C'est quand les prochaines municipales ? " demandaient les familles en conclusion.

 

"ils veulent nous faire payer, on leur fera payer." pouvaient lancer à la volée des familles. Le rendez vous a été pris...