
Ce vendredi 17, la ville accompagnée de la SADN, propriétaire des Usines de Navarre, présentait le projet immobilier devant les habitants.
Au delà des conditions climatiques qui ont dû empêcher des personnes d'assister à cette réunion, il est intéressant de porter notre regard sur le fond.
Un projet qui ressemble peu à celui qui avait été présenté en mai 2005.
- sur l'habitat : Le projet passe de 342 logements (dont 77 pavillons et 106 maisons de ville) à 299 appartements et maisons de ville. Il y a donc très peu d'évolution sur le nombre si ce n'est sur la nature de l'habitat qui fait la part belle aux appartements.
70 % des logements seront à caractère social. La négociation conduite par la ville a donc bien fait évoluer le projet mais en jetant aux orties la mixité sociale. Une personne près de moi s'est écriée : "ils nous font un nouveau ghetto".
C'est une réaction naturelle, qui peut semblait un peu forte mais qui s'appuie sur l'expérience urbaine et sociale. Pourquoi en 2005 avoir entre-temps créer l'ANRU et décider de dédensifier et d'"horizontaliser" l'habitat et de mieux équilibrer la mixité privé-public ?
- sur la densité : le projet passe de 342 à 299 logements mais il passe d'une emprise foncière sur les 3/4 du site à seulement 2,3 hectares. La notion de densité devient toute relative car la ville ne sait pas encore ce qu'elle va projeter sur les 9 hectares qui lui reviennent. Un engagement de sa part sur ce point devient donc extrêmement urgent pour éclairer de manière plus globale les habitants de Navarre.
Enfin, les murs de briques rouge (plutôt noir en réalité) qui longent la rue Aristide Briand font 8m de hauteur. Le nombre de logements étant quasi à l'identique sur une emprise foncière bien plus faible, les façades des immeubles qui viendront à cette même place feront 16m de hauteur.
Alors que la municipalité vient d'adopter un PLU qui fait la part belle à la densité et à la hauteur, on peut raisonnablement lui attribuer une certaine cohérence dans ce choix politique urbain.
Le feuilleton de la friche de Navarre et la "saison 2" ne fait que commencer...