
Le débat sur l'impôt local ne fait que prendre forme et devrait nous conduire jusqu'au prochaines échéances electorales de 2014 tant la situation financière de la ville et de notre agglomération se dégrade.
La municipalité a décidé très tôt de missionner un bureau conseil pour redresser un grand nombre de foyers fiscaux. (voir document joint n°3).
Dans sa grande hypocrisie, G.SILIGHINI, adjoint aux finances avait convoqué une commission communale des impôts locaux le 28 mars soit le lendemain du 2ème tour des élections cantonales. Exactement le même calendrier que la mise en place du nouvel impôt à l'agglo.
Je laisse le soin à chacun de mesurer le calcul électoral de ce calendrier.
Une première liste de 400 Ebroïciens avait été mise à l'ordre du jour pour faire l'objet d'une validation par la commission et ainsi autoriser les services fiscaux à adresser les avis d'impôsition aux propriétaires de notre ville.
Devant le manque important de trésorerie, que nous dénonçons depuis longtemps, la ville a mis la pression sur les services fiscaux pour que ces courriers soient le plus rapidement adressés aux destinataires en évitant soigneusement de demander la validation de la commission communale des impôts locaux.
Devant cet état de fait, Jean-Pierre NICOLAS, membre de cette commission a relevé cette illégalité et a pointé du doigt le manque de respect total de M.CHAMPREDON et G.SILIGHINI vis à vis des contribuables Ebroïciens.
Cette procédure n'a donc aucune valeur juridique.
Sous réserve d'équité fiscale, la ville engage le redressement de très nombreux Ebroïciens. Pourtant, ce sont bien en grande majorité des gens modestes qui sont les premières victimes de ce matraquage fiscal.
Une famille Ebroïcienne comme tant d'autres a reçu de la part de l'adjoint aux finances un courrier du 30 avril 2010 leur demandant d'apporter des éléments de réponses techniques à leur logement.
Le 26 mars dernier, cette famille reçoit la réponse datée du 24 mars par les services fiscaux leur indiquant que leur taxe foncière venait de faire un bond de 75 %.
Ce même jour devant la détresse de cette famille qui perçoit un salaire de 1,5 SMIC du mari et dont la femme élève ses enfants en bas âge, je lui indique que 2 jours plus tard, ces mêmes élus vont lui infliger un nouvel impôt à l'agglomération pour environ 150 € par an dès cette année.
C'est en 2 jours plus de 500 € net de factures par an en plus pour cette famille qui a fait le choix de l'investissement dans une maison et qui va devoir réduire considérablement ses dépenses de familles pour aucun service public supplémentaire.
Ces impôts tant à la ville qu'à l'agglomération viennent combler des déficits publics issus d'une gestion catastrophique.
La responsabilité locale est totale. Ces hausses sont injustifiables et encore moins explicables à des familles qui vivent modestement.
En votant ce nouvel impôt à l'agglo, pas un élu de l'agglomération n'a eu le courage de demander à ce que symboliquement, les indemnités des élus (président et vice-président) fassent l'objet d'une baisse. Pas un élu de l'exécutif n'a eu l'envie de montrer que les efforts devaient au moins être consentis par tous et qu'un geste de solidarité devait être fait.
Comment ne pas s'étonner que les dernières enquêtes d'opinion montrent un détournement de nos concitoyens vers leurs élus locaux.
La démocratie locale dispose de grandes compétences et d'autonomie de gestion. Que nos élus locaux exercent leurs responsabilités.
Je condamne vivement les propos de M.CHAMPREDON qui estime "visionnaire" d'avoir créer un nouvel impôt.
C'est outrageant pour les habitants de notre agglomération.