
La pierre finit par se fendre et les Ebroïciens peuvent dévouvrir avec stupeur les raisons pour lesquelles la réhabilitation du théâtre ne progresse pas.
Certes, il y a de vraies raisons techniques qui compliquent le calendrier et les coûts mais les raisons majeures sont plus funestes.
Ce projet de requalification n'est pas celui de M.CHAMPREDON mais celui de Messieurs DEBRE et NICOLAS. Stupéfiant.
Reprendre une mairie implique obligatoirement un nombre de dossiers et de chantiers en cours. Qu'on le veuille ou non, des projets lourds en investissement qui demandent de nombreux partenaires financiers sont extrêmement difficiles à modifier.
Les financements de chacun des partenaires sont arrêtés sur un projet et pas sur une variante à venir.
Surtout, ce projet a été défini par la Scène Nationale, par son ancienne direction en accord avec les abonnés et les usagers du théâtre.
Bien sûr que les obstacles réels doivent faire l'objet de choix et de refinancement, mais c'est souvent le cas pour ce type de projet et il n'y a rien d'exceptionnel à l'observer.
A son habitude, la municipalité choisit l'argument du sectarisme.
Nous ne sommes pas dans la continuité républicaine que commande bien souvent l'accession aux responsabilités municpales ou autres.
La ville participe aux frais de fonctionnement d'équipements scolaires, culturels et sportifs qu'il n'a pas créés. Elle vote des subventions à des associations que M.CHAMPREDON n'a pas créé...
Il y avait bien une vie avant M.CHAMPREDON et sa municipalité et je peux même prédire qu'il y en aura une après.
La première victime de ce sectarisme est notre patrimoine municipal et pas n'importe lequel, un des plus riches culturellement. Sanctionner notre patrimoine n'est pas responsable et l'intérêt supérieur est celui de l'intérêt général et non pas celui de cette municipalité.
J'observe d'ailleurs que nous aurions dû prévoir cet aveuglement car le projet de théâtre n'était nullement mentionné dans le programme municipal de 2008 alors que l'encouragement des arts du cirque était indiqué.
Enfin, l'adjoint aux finances serait bien inspiré de rappeler à M.CHAMPREDON que la ville a perçu de l'Etat 2,5 millions d'€. Cette somme correspondait à une avance du Fond de Compensation de la TVA perçue dans le cadre du plan de relance initié par le gouvernement. Cette somme a été versée en face du projet du théâtre. Si la ville stoppe le projet ou réduit considérablement celui-ci, l'Etat pourrait manifester des signes de mécontentement...
Ce dossier est comme bien d'autres malheureusement à l'image de cette municipalité. Sectarisme, égocentrisme et individualisme.