les panneaux comme projets ?

Le dernier Conseil de quartier du centre-ville a permis de mettre incidieusement le doigt sur une question récurrente que doit se poser la municipalité ?

 

Quels vont être les investissements à annuler et à décaler d'ici la fin de ce mandat ?

 

On peut poser la question autrement : comment continuer à faire croire qu'on fait tout quand on avance sur rien ?

 

En effet, la situation financière de la ville est très tendue et ne permet plus de financer tous les équipements et aménagements qui ont été annoncés.

 

C'est donc dans un premier temps la 2ème phase de la mise en valeur de la cathédrale qui est purement et simplement annulée. Après la création d'un vrai parvis et d'un espace dédié aux piétons qui devrait commencer en mars 2012 (3ème décalage de calendrier), ce sont la valorisation de la cour de l'évêché, le parking des douves, le cloître, l'allée des soupirs et les jardins de l'évêché qui ne verront pas le jour. (voir extrait du contrat d'agglomération)

 

La ville en vient maintenant à augmenter outrageusement les tarifs de cantines et centre de loisirs. Elle veut également s'attaquer à la suppression des agents municipaux travaillant à 80 %. La municipalité ne remplaçant pas tous les départs à la retraite (comme l'Etat. C'est curieux...J'imagine tous ces élus s'émouvoir de cette situation auprès des enseignants alors qu'ils font la même chose), elles envisage d'occuper les agents à temps plein pour récupérer des heures de travail sans embaucher.

 

La municipalité est aux abois et cherche à décaler au maximum ses investissements d'où le débat permanant sur la solution de sortie de crise du chantier de rénovation du théâtre.  Comment faire le théâtre à moindre coût (en évitant le débat sur l'ambition culturelle) tout en n'hypothéquant pas l'avenir de la SMAC et de la salle des sports ?

 

Ces choix ont été longtemps reculés mais cette municipalité est rattrappée par la réalité et doit maintenant présenter ses choix et les assumer.

 

Petit à petit, les éliminations d'investissements s'accumulent mais la municipalité ne veut pas trancher dans le le financement et le calendrier de ces 3 équipements. 

 

Cette triste réalité montre que la ville n'a pas les moyens de les financer. Elle montre par conséquent qu'elle n'aura pas non plus les moyens de les faire vivre. La ville n'a plus financièrement les "reins assez solides" pour supporter leurs coûts de fonctionnement.

 

Quand on connaît les dérives des dépenses de fonctionnement de cette municipalité alors qu'aucun nouveau grand équipement n'a été réalisé, on est en droit d'émettre les plus grandes craintes.

 

La municipalité est au pied du mur. Qu'elle assume ses responsabilités devant les Ebroïciens. Qu'elle montre tout ce à quoi elle doit renoncer à cause de sa gestion.

 

 

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