
Nous entrons dans la phase d'élaboration des budgets des collectivités. Depuis maintenant 3 ans, la situation du service d'aide à domicile du CCAS d'Evreux se détériore durablement et structurellement. Cette réalité est pour en grande partie dûe à un sous-fiancement de la part du Conseil Général.
L'adjoint aux finances de la ville a indiqué à plusieurs reprises qu'une négociation était engagée avec le département. Résultat, une augmentation de 3 centimes d'euro par heure.
Il appartient à l'adjoint aux finances d'Evreux de ne pas renouveler les négociations avec le vice-président du CG27 en charge du budget (c'est à dire lui-même). Les résultats sont déplorables.
En septembre 2010, alors que le travail s'engageait pour le budget 2011 du CCAS, la ville indiquait que "concernant le CCAS d'Evreux, la question du devenir du service était posé".
Se poser la question est déjà dramatique en soit.
Dans ce même document, la ville se demandait si "vis-à-vis du Conseil Général, le CCAS aurait'il intérêt ou irait'il jusqu'à engager une procédure contentieuse auprès du tribunal de la tarification".
Tout est dit : le Conseil Général qui, dans ses compétences obligatoires a pour un peu plus de la moitié de son budget l'Action Sociale, est défaillant sur un service public essentiel.
Ce Conseil Général se disperse trop sur des dépenses de prestiges et en oublie ses missions principales