Usines de Navarre. Un pschitt ?

Un vent d'incertitude semble à nouveau planer sur l'avenir du site des Usines de Navarre.

 

Avec l'association "Territoire Evreux Ouest", nous avions organisé avec l'aide de la SADN, le propriétaire des Usines, une visite de l'ensemble du site.

 

Le jour même, je découvrais une annonce légale de vente aux enchères de toutes les surfaces et immeubles qui doit avoir lieu début décembre.

 

Compte tenu de cette actualité croisée, je me permettais de prendre contact avec la SADN qui m'indiquait qu'elle faisait face à une iniative juridique et financière interne et qu'il n'y aurait pas de vente aux enchères.

 

Je peux légitimement imaginer que la municipalité a le même niveau d'information. Pourtant malgré cette lourde incertitude face à une éventuelle vente, la ville convoque un conseil de quartier extraordinaire le 15 novembre avec pour ordre du jour une préemption par la ville du site en cas d'enchère.

 

Bref, ça se remue pour donner un sentiment de réactivité, presque d'audace...

 

La municipalité laisse entrevoir de vastes espoirs à celles et ceux qui s'opposent au projet de la SADN et mobilise à nouveau du temps, de l'énergie et de l'argent, sachant que tout cela ne pourrait sans doute servir à rien. Si. Décevoir, encore et encore.

 

Bien entendu, en dehors des propos de la SADN, rien ne peut officiellement (pour l'instant), venir contredire l'avis de mise aux enchères. 

 

J'affirme pourtant que si la vente aux enchères n'a pas lieu, la municipalité aura encore un peu plus contribué à brouiller les cartes et rendre encore un peu plus illisible les enjeux de la reconversion.

 

Depuis que la ville a acté avec la SADN une rétrocession de 9 hectares du site, a t'elle avancée sur un futur projet en vue de compléter l'ensemble immobilier sur 2 hectares ? La réponse est non ! 

 

Elle préfère sans doute attendre l'issue du recours contre le permis de construire. La stratégie est de ne pas bouger. Il y a une incertitude encore, mais dans le cas présent, le Maire s'arrange de l'immobilisme.

 

Dès qu'il faut produire, travailler, la municipalité n'a aucune imagination si ce n'est l'agitation pour donner un sentiment de mouvement.